J’ouvre un œil ce matin et la Vie me fait mal,

Sopalin à la main, état des lieux nasal,

Plâtre dans le cerveau, fourmis sur amygdales,

Mon corps sous les assauts d’une attaque banale,

Ce n’est qu’un rhume, je sais, Je calcule malgré tout,

Mes chances d’y rester, Dieu, que j’ai mal partout,

J’ai froid, mes yeux me piquent, je déglutis des clous,

Vite, un antibiotique, flageolent mes genoux !

On est trois jours plus tard, et je me sens bien mieux,

Extraite du coltard et du germe infectieux,

Merci Ibuprofène, ô Miséricordieux,

Je reprends forme humaine, trop tôt pour les adieux !

Repartant fièrement tenir tête à l’hiver,

Bravant les ouragans, défiant les courants d’air,

J’oublie dans le rétro, une satanée Sorcière,

Déchaînant le chaos par faille alimentaire…

Elle est si mauvaise, sournoise et fugace,

Qu’elle devient la genèse de mes grimaces,

La fourbe est insidieuse et pleine d’audace,

Et fond sur moi furieuse tel un rapace,

Rusée carnassière, ardente malveillante,

Abjecte mégère, prêtresse de la Courante,

Perfide rombière, vieille trainée d’amiante,

Me laisse en jachère, vidée et brûlante,

Nul besoin de présenter, la guerrière la plus tacite,

Lorsqu’elle arrive tu sais le poison qui t’habite,

Nuisible et redouté escadron de termites,

Bienvenue Madame Gastro-entérite !

maladie